Années 1950-1959
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 Nourriture/Éducation

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Date d'inscription : 14/12/2015

MessageSujet: Nourriture/Éducation   Mer 23 Mar - 17:31

Mais voilà qu’au début du XXe siècle, une poignée de médecins accoucheurs commence à s’intéresser à la survie des bébés et à la façon dont il faut les élever. Il faut dire qu’il y a urgence : à l’époque, un enfant sur cinq meurt avant d’atteindre son premier anniversaire. On sait désormais que les maladies sont liées à des microbes et c’est une découverte qui change tout ! Car cela signifie que, loin d’être une fatalité, la mort des tout-petits est évitable.

Vaccination: Aucun vaccin n'est déclaré obligatoire en 1950.
Seulement L'arrété du 28 Février 1952 (fixant les obligations des médecins chargés des vaccinations antidiphtérique, antitétanique et antityphoparathyphoïdique et des examens médicaux préalables) en rendent certains obligatoire.

- Variole:

La dernière épidémie de variole date de l'hiver 1954-1955 à Vannes. Le sergent Roger Debuigny rendait visite à sa famille dans le Morbihan, apportant avec lui de la soie de Saigon qui aurait été contaminée. Il y eut 16 morts sur 73 cas. (d'apres Wikipedia)














Il suffit de respecter des règles d’hygiène. Les médecins se mettent à bombarder les mères de conseils : il faut se laver les mains avant de prendre son bébé, lui donner un bain tous les jours Question , le faire vacciner, stériliser les biberons et les tétines, faire bouillir le lait et l’eau de coupage, etc. Une nouvelle forme de puériculture, médicalisée, est née.
Pour la vulgariser, on édite des petits livres bon marché qui donnent le "mode d’emploi" du bébé avec schémas explicatifs à l’appui. Pour les mères, la vie se complique… D’autant que les médecins s’adressent à elles de façon très autoritaire. « On traite de barbares celles qui continuent à faire comme leurs mères, témoigne l’historienne. On les effraie en leur disant que si elles ne savent pas prendre soin de leur bébé, il risque de mourir. » Jusque dans les années 1950, les médecins vont les bombarder de recommandations. Recommandations qui évoluent, se succèdent… et se contredisent. Au fil des découvertes scientifiques, ce qui était bon un jour devient mauvais le lendemain.

Pour en savoir plus : Puériculture : tout ce qui a changé pour nos bébés - Magicmaman.com

La position pour dormir
Au début du XXe siècle, on couche les bébés sur le côté pour qu’ils ne s’étouffent pas avec leurs reflux
. Non sans prendre bien soin de les changer régulièrement de côté, de peur qu’ils n’aient la tête aplatie ! Ainsi vont les choses pendant plus d’un demi-siècle.
Dans les années 1970, retournement. Les nuits passées sur le côté ont tendance à tordre la colonne vertébrale, affirment certaines études. Il faut coucher les bébés sur le ventre, enchaînent les médecins. Une position qui, assurent-ils, a en outre le mérite de soulager les nourrissons des ballonnements qui les incommodent. Les mères se plient à cette nouvelle injonction. C’est alors qu’on commence à parler de la mort subite du nourrisson(MSN). Jusque-là, elle était restée noyée au milieu des autres pathologies mortelles. Une fois ces dernières traitées et éliminées, la MSN apparaît au grand jour et les médecins font le lien avec les enfants couchés sur le ventre
Vers 1990, c’est la volte-face : on demande aux mères de coucher leur bébé sur le dos ! (voir notre vidéo " Biencoucher son bébé
 
 L'allaitement : à quel sein se vouer ?
Au début du siècle
, le biberon existe déjà mais comme une sorte de pis-aller pour les tout-petits qui ont perdu leur mère ou pour ceux qui sont gardés hors de chez eux. Le modèle le plus vendu est en verre, avec un siphon et un long tube de caoutchouc terminé par une tétine. On l’installe dans le berceau afin que le bébé se serve lui-même. C’est un véritable nid à microbes qui tue des milliers de nourrissons chaque année.
La grande nouveauté, en ce début de siècle, c’est l’apparition d’un biberon simple, bon marché, et qui peut être entièrement stérilisé (verre et tétine). Nourrir son enfant au biberon sans danger devient enfin possible ! Pour les mères qui travaillent, c’est la délivrance. Elles peuvent faire garder leur bébé en ville au lieu de le confier à une nourrice à la campagne, et le récupérer le soir. Le biberon permet aussi aux hommes de s’impliquer. On voit apparaître une nouvelle génération de papas qui pouponnent. Du jamais vu !
Au moment du baby-boom, dans les années 1950, le biberon est largement dominant. Il va le rester jusque dans les années 1970. Là, de nouveau, l’air du temps change. On commence à dire que le lait maternel offrede meilleurs apports nutritifs et qu’il favorise le contact avec l’enfant. Sein ou biberon, la querelle fait rage. Aujourd’hui, plus d’un enfant sur deux est nourri au sein à la naissance. 

Les vêtements : des robes pour tous
Au début du siècle, les jeunes enfants portent la robe, qu’ils soient filles ou garçons
. Il faut reconnaître que c’est bien pratique ! Comme ils n’ont pas de couches en dessous, ils peuvent faire leurs besoins tout seuls. Ca tombe directement par terre, il n’y a plus qu’à ramasser… N’oublions pas que la France est à 80?% rurale : la plupart des maisons ont des sols en terre battue. Les robes sont taillées dans des vieux vêtements d’adulte. Parce que le tissu coûte cher, bien sûr, mais aussi parce que le linge usagé est plus doux pour la peau des tout-petits. Cela donne des bébés habillés de couleurs sombres et sourdes : brun, rouge foncé… La barboteuse (avec des pressions à l’entrejambe) apparaît vers 1910 pour les garçons comme pour les filles. Mais elle est réservée aux enfants de 2 à 4 ans. Son succès va aller grandissant jusqu’à devenir incontournable après la Seconde Guerre mondiale. Mais alors, elle deviendra exclusivement réservée aux garçons. Les filles, elles, retrouveront la robe !

L'hygiène : la saleté, c'est la santé ?
Jusqu’au milieu du XIXe siècle, on ne lavait pas les enfants et on se contentait de faire sécher leurs langes imprégnés d’urine avant de leur remettre sur les fesses. Avec l’apparition de la puériculture médicale, au début du xxe?siècle, tout change. On intime aux mères l’ordre de tenir leur bébé propre et de lui donner un bain tous les jours dans une bassine ! Mais la toilette quotidienne a du mal à entrer dans les mœurs. On reste persuadé qu’il faut laisser un peu de sa saleté à l’enfant. Croûtes de lait et crasse sont réputées protéger la peau. Sans compter que, pour les mères de l’époque, donner un bain n’est pas une mince affaire ! Il faut aller chercher l’eau au puits ou à la fontaine, la faire bouillir, attendre qu’elle ait refroidi… Et veiller à ce que le bébé ne prenne pas froid ! Avec l’apparition du chauffe-eau, dans les années 1950, la pratique du bain quotidien va peu à peu s’installer.
Aujourd’hui, la question du bain du soir ne se pose même plus. Nos enfants sont roses, frais, parfumés. Trop peut-être ? De plus en plus, l’excès d’hygiène est pointé du doigt. A force de laver nos petits et d’aseptiser leur environnement, ne favorisons-nous pas la progression de maladies telles que l’eczéma et les allergies ?

Les promenades : en voiture, les petits
Le bébé du début du XXe siècle n’a pas encore sa voiturette particulière. Quand il sort, c’est dans les bras (ce qui permet aussi de le garder au chaud), éventuellement dans une hotte, à la campagne, lorsque les mères ont besoin d’aller travailler aux champs. Débarqué de Grande-Bretagne, où il est apparu dès 1850, le landau gagne les villes. Au début, il est très large et très encombrant. Ses roues sont hautes pour éloigner le bébé des rues, alors très sales. L’enfant tourne le dos à ses parents et regarde la route.
A partir des années 1930, on l’installe dans l’autre sens : face à la personne qui le pousse. Avant de le retourner une nouvelle fois dans les années 1970, pour lui permettre d’observer le monde qui l’entoure. Aujourd’hui, les deux modèles (face/dos à la route) cohabitent. Mais de plus en plus de spécialistes considèrent qu’un bébé qui regarde sa mère est plus rassuré qu’un enfant qui lui tourne le dos

L'emmaillotage : libérez les bébés !
Jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, les bébés sont
emmaillotés. Certes on ne les "ficelle" pas aussi serré qu’au XIXe ?siècle, où on les immobilisait par une succession interminable de bandelettes pour que leurs membres ne se déforment pas et qu’ils grandissent bien droits. Mais on continue de les emmailloter pour leur tenir bien chaud. En l’absence de chauffage central, en effet, les maisons sont souvent glacées. Les manuels de puériculture des années 1940 décrivent de façon très précise comment emmailloter son bébé. Une bonne mère doit savoir faire un beau pli sur le dessus et le « paquet » doit être si serré qu’on peut soulever l’enfant d’un doigt, en le glissant dans le lange…
La révolution arrive des Etats-Unis. Elle a pour nom "Babygro". Il s’agit d’un tissu comme on n’en avait encore jamais vu : une maille extensible, souple et chaude. On reprend la forme de la grenouillère (un vêtement jusqu’alors réservé à la nuit) et on taille les premiers vêtements de jour pour bébé dans cette nouvelle maille. Les femmes sont immédiatement conquises ! Rançon du succès : Babygro devient un terme générique pour désigner la grenouillère. Désormais, tous les bébés sont en Babygro. Mort et enterré, le maillot ? Pas du tout ! Depuis quelques années, la pratique de l’emmaillotage revient à la mode. On lui prête pour vertu d’apaiser les bébés et de leur permettre de trouver le sommeil
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